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L’investissement immobilier, c’est aussi l’affaire des femmes!

08 mar. 2021

Sur la photo: Julie Sauvageau, propriétaire d'immeubles à revenus 


En cette journée internationale des droits de la femme, il est important de souligner tout le cheminement parcouru par les femmes en matière d’investissement immobilier.


À une époque pas si lointaine, rares étaient les «femmes au foyer» et les «maîtresses de maison» qui pouvaient se vanter d’être propriétaires des résidences qu’elles géraient et entretenaient pourtant de fond en comble. Pour accéder à un prêt immobilier, les femmes devaient s’en remettre entièrement à leur époux! Heureusement, les temps ont changé, et bien qu’il reste encore du chemin à faire, l’investissement immobilier au féminin est en plein essor.



Plus de femmes propriétaires


Selon une étude menée par la Société d’habitation du Québec, la proportion des femmes propriétaires a grimpé de 50 % entre 1996 et 2006 uniquement, et cette tendance se maintient depuis. D’ailleurs, un rapport de la banque RBC publié en 2015 indiquait que le nombre de femmes planifiant acheter une première maison d’ici la fin de 2017 avait surpassé celui des hommes.


Ce phénomène résulte en partie de la hausse du niveau de scolarité et des postes plus prestigieux que peuvent maintenant occuper les femmes, mais également de leur meilleure solvabilité. De plus, la copropriété a pris de l’expansion au Québec au cours des dernières décennies, ce qui facilite l’accès à la propriété (source: SHQ). Enfin, la diminution drastique du nombre d’enfants par ménage contribue elle aussi à l’avènement des investisseuses en immobilier. 


La Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), un organisme qui regroupe 25 000 membres propriétaires et gestionnaires, compte environ 40% de femmes dans le domaine de la gestion immobilière parmi leurs membres. D’après la CORPIQ, il est de plus en plus fréquent de voir des femmes prendre la relève du patrimoine immobilier de la famille! 



Ces femmes qui investissent seules en immobilier



Sur la photo: Julie Sauvageau, cliente investisseuse


Parmi notre clientèle, de plus en plus de femmes désirent investir seules en immobilier. Qu’elles soient en couple, célibataires ou affiliées à un groupe, elles cherchent d’abord et avant tout une forme d’accomplissement personnel. C’est d’ailleurs le cas de Julie Sauvageau, une mère de deux enfants qui partage sa vie avec un conjoint, mais qui investit en solo. Alors qu’elle étudiait en actuariat, Julie envisageait déjà d’investir dans l’immobilier, d’abord par intérêt personnel, mais aussi pour acquérir une plus grande sécurité financière, pour profiter d’une source indépendante de revenus et pour bénéficier de placements rentables.  



Celle ayant œuvré en finance pendant de nombreuses années avant de devenir représentante dans le domaine de la construction possédait déjà une longueur d’avance sur le plan professionnel. «Vers la fin de la vingtaine, j’ai voulu investir en équipe avec deux amis masculins, mais ceux-ci m’ont finalement exclue du projet. J’ai donc mis mes plans sur la glace, car à ce moment-là de ma vie, je ne pensais pas avoir les moyens et la force d’y arriver seule; je tenais à investir en collaboration avec d’autres personnes. Puis, quelques années plus tard, j’ai décidé d’acheter un condo à Saint-Eustache, que j’ai revendu peu de temps après pour faire l’acquisition de mon premier duplex dans Villeray, à Montréal, de pair avec mon conjoint de l’époque.» 



Aujourd’hui, Julie est seule propriétaire de ce duplex, puisqu’elle a racheté sa part en 2016. «J’ai fait le move au bon moment. Disons que j’ai profité de la bulle immobilière et mon plex a pris beaucoup de valeur, ce qui m’a permis d’aller chercher de l’équité, nous explique Julie. J’ai réellement eu l’idée de devenir investisseuse immobilière lors d’un rendez-vous avec mon banquier pour renouveler mon hypothèque. Il m’a dit d’emblée que mon plex avait sans doute pris beaucoup de valeur depuis l’achat. Selon lui, ça valait le coût de le faire réévaluer. Ça m’a ouvert les yeux!»



Grâce à ses investissements judicieux, elle a pu par la suite acquérir un condo locatif à Montréal, ainsi qu’un quadruplex dans Lanaudière. Avec du recul, elle réalise qu’elle a toujours voulu être une femme d’affaires, mais sans la gestion de personnel. «J’ai goûté à cette forme d’indépendance et d’entrepreneuriat, et là, je veux acheter plus.» 




Les femmes doivent prendre leur place


Malgré son franc succès, Julie Sauvageau considère que l’égalité des sexes n’est pas gagnée. «Je sens qu’encore de nos jours, il faut continuellement faire nos preuves quand on est une femme, et toujours en faire plus, affirme-t-elle. Nous devons travailler trois fois plus fort que nos comparses masculins. Pour moi, investir seule en immobilier, c’est aussi faire un pied de nez à tous ceux qui demeurent réfractaires à l’égard des femmes», conclut l’inspirante investisseuse en immobilier. 



Le projet Arbore pour inspirer d'autres femmes


Photo courtoisie Arbore


Deux autres femmes nous inspirent beaucoup: Caroline et Laurence du Projet Arbore. Les deux amies qui souhaitaient investir en immobilier, sont devenues partenaires d'affaires en achetant ensemble deux condos locatifs dans les Laurentides. «Il y a avait tellement de choses que nous ne connaissions pas, que nous avons décidé d’aider les femmes qui désirent se lancer en investissement immobilier elles-aussi!», nous ont confié Caroline, avocate et Laurence, spécialiste en marketing web. Le duo s’est ainsi donné pour mission de documenter sur Facebook et Instagram leurs aventures immobilières et partagent leurs apprentissages au profit d’autres femmes qui sont tentées par l’expérience, mais qui manquent de ressources. Comme Julie, le duo Arbore s’accorde pour dire qu’encore aujourd’hui, trop de femmes sont privées d’occasions d’achats de maison ou de plex à défaut d’avoir les bons outils. 




Une investisseuse en immobilier, ça mange quoi en hiver?



Outre la soif d’indépendance et de dépassement de soi, d’autres facteurs clés entrent en ligne de compte quand on choisit d’investir en immobilier. Il faut notamment avoir du flair pour les finances, et les reins solides, selon l’investisseuse Julie Sauvageau. Mais par-dessus tout, il est essentiel de se renseigner et de s’entourer des bonnes personnes. «Après avoir fait l’erreur d’essayer sans l’aide d’un courtier ou d’une courtière, j’ai réalisé que je n’avais pas la connaissance du marché ni le pif nécessaire pour dénicher de bonnes occasions.» 


L’investisseuse en immobilier, qui planifie l’achat d’un sixplex prochainement, se définit encore comme néophyte en la matière. «Avant d’aller plus loin, je dois me bâtir un réseau de confiance formé d’experts ou d’expertes en courtage, en construction, en rénovation, en fiscalité et en comptabilité. J’ai beaucoup de choses à apprendre, et j’adore lire sur le sujet en parcourant les articles de blogues et les forums immobiliers.» 



Il va sans dire, les femmes ont taillé leur place dans le monde de l’immobilier en prouvant, encore une fois, que les limites sociétales sont faites pour être repoussées.






Par Celina Machado, associée et directrice marketing, Équipe immobilière Martin Dumont - 8 mars 2021 


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